ANEP | Association Nationale des Étudiants en Psychomotricité

Le métier

 

Définition

La psychomotricité est une thérapie à méditation corporelle au cours de laquelle le thérapeute étudie et traite les conduites motrices inadéquates ou inadaptées à diverses situations.

Le développement psychomoteur puis l’évolution psychomotrice de l’être humain sont déterminants et remaniés tout au long de sa vie. Les interactions psychologiques, perceptives et motrices de l’individu avec son milieu de vie constituent sa psychomotricité. Son altération s’exprime sous la forme de troubles psychomoteurs. Ceux-ci répondent à des causes biologique, héréditaire, psychologique et/ou psychosociale.

L’intervention du psychomotricien porte sur le trouble, qu’il tente soit de faire disparaître, soit de faire assumer par le patient. Elle vise également l’origine de ce trouble par une approche relationnelle adaptée.

Le travail du psychomotricien consiste donc, au moyen de méthodes centrées sur l’action du sujet (les médiations), d’évaluer, d’améliorer et de restaurer l’adaptation psychologique, perceptive et motrice de l’individu à son milieu de vie.

Trois axes de travail :

Education (stimulation)
Rééducation
Thérapie

Démarche

Toute thérapie est précédée d’un entretien, au cours duquel le thérapeute prend connaissance de l’histoire du sujet, de la façon dont il vit avec sont corps, et quelles sont ses attentes vis-à-vis de la psychomotricité. Puis on procède à un bilan où le psychomotricien dresse l’inventaire des possibilités et difficultés du sujet. A l’issue de ce bilan, le psychomotricien élabore un projet thérapeutique, en fonction de la demande du médecin, des attentes du patient (ou de la famille), et des difficultés mises à jour lors de ce bilan psychomoteur. Le psychomotricien fixe alors un cadre de prise en charge : la fréquence et le temps des séances, et fait une estimation de la durée de la thérapie. Le projet thérapeutique est remodelé au fil des séances selon un bilan d’évolution, et suivant l’évolution du patient. La fin de prise en charge se fait en accord avec le patient, le psychomotricien et le médecin prescripteur.

Les médiations sont aussi multiples que variées : eau, cheval, théâtre, musique, danse, relaxation, toucher thérapeutique, cirque, jeu spontané… Elles sont choisies en fonctions des axes de travail définis, des envies et des capacités du patient, ainsi que des possibilités institutionnelles.

Carrière

En tant que salarié, le psychomotricien travaille beaucoup dans le domaine de l’enfance ou de l’adolescence inadaptée, dans des centres spécialisés, des établissements hospitaliers, des services médico-pédagogiques ou des hôpitaux psychiatriques. La rémunération est en fonction de la convention collective qui régie l’institution (généralement de 1966, de 1951, fonction territoriale ou publique) ; elle se calcule selon une grille indiciaire constituée d’échelons que le professionnel gravit au fur et à mesure des années. A chaque échelon correspond un certain nombre de points, qui diffèrent selon la convention. De plus, selon les conventions collectives, le point n’a pas la même valeur en euros.

En libéral le psychomotricien a sa propre clientèle et travaille en collaboration avec les psychiatres, pédiatres, psychologues, orthophonistes, enseignants… Le prix d’une séance peut varier de 30 € à 50 € et celui d’un bilan de 100 € à 200 €. Carrière dans la fonction publique hospitalière : Elle se déroule sur trois corps. Depuis le 1er janvier 2002, les psychomotriciens hospitaliers bénéficient de perspectives de carrières élargies, à la suite de la création des corps de cadre de santé et de directeur des soins.

Le corps des psychomotriciens comprend deux grades (catégorie B) :
— psychomotriciens de classe normale.
— psychomotriciens de classe supérieure.

Le corps d’encadrement comprend (catégorie A) :
— psychomotriciens cadre de santé.
— psychomotriciens cadres supérieurs de santé.

Le corps de directeur des soins de la filière rééducation comprend deux grades (catégorie A) :
— directeur des soins de 2e classe.
— directeur des soins de 1e classe.

Le deuxième grade du corps des psychomotriciens (classe supérieure) est accessible au fonctionnaire de classe normale parvenu au 5e échelon de son grade et comptant au moins 10 ans de services effectifs dans le corps. La promotion s’effectue dans la limite de 20 % de l’effectif total du corps, depuis le 1er janvier 2002, 25% à compter du 1er janvier 2003 et 30 % à compter du 1er janvier 2004. Après une expérience professionnelle de 4 ans, le psychomotricien hospitalier peut préparer en 1 an, le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants psychomotriciens.

L’avancement dans le grade de psychomotricien cadre de santé est accessible par concours sur titres interne ouvert aux psychomotriciens titulaires du diplôme de cadre de santé comptant, au 1er janvier de l’année du concours, au moins cinq ans de services effectifs dans le corps.

Le grade de psychomotricien cadre supérieur de santé est accessible par concours organisé dans chaque établissement aux psychomotriciens cadres de santé comptant au moins 3 ans de service effectif dans le grade de cadre de santé.

Le corps de directeur des soins est accessible par concours interne sur épreuves aux psychomotriciens cadres et cadres supérieurs de santé remplissant certaines conditions.

Les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté Européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Malte, Slovénie, Hongrie, Lituanie, Slovaquie, Pologne, République Tchèque, Estonie, Lettonie, Chypre) ou partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen (Islande, Liechtenstein, Norvège) ou de la Confédération suisse, titulaires d’un titre permettant d’exercer dans l’un de ces pays, peuvent obtenir une autorisation d’exercice du Ministre chargé de la Santé.

Vous pouvez trouver l’ensemble des textes de lois définissant cette profession aux adresses en dessous :

Décret no 74-112 du 15 février 1974 modifié portant création du diplôme d’Etat de psychomotricien.

Décret n° 85-188 du 7 février 1985 modifiant les décrets du 15 février 1974 et du 17 août 1976, portant création du diplôme d’Etat de psychorééducateur (le mot “psychorééducateur” est remplacé par le mot “psychomotricien”).

Décret n° 95-116. du 5 Février 1995, relatif au statut d’auxiliaire médical.

Extrait du décret n°88-659 du 6 mai 1988 (décret d’actes)

Laisser un commentaire